BOUDDHA, JESUS Chapitre 2: Les dix clés du face-à-face


Christianisme et bouddhisme offrent deux voies universelles de salut caractérisées par un puissant altruisme. Jusqu'où vont leurs affinités et quelles sont leurs incompatibilités ?



1. Le thaumaturge et le professeur

Bien des traits séparent le Bouddha (littéralement « l'Eveillé ») venu d'Inde et le Christ (litt. « le Messie ») venu de Palestine, au fond aussi mal connus l'un que l'autre et bien souvent de façon légendaire : leur statut social par exemple – Gautama est prince et Jésus artisan – ou leur jeunesse – l'un ayant eu femme(s) et enfant quand l'autre paraît un célibataire endurci. Autre différence remarquable : la durée de leur « vie publique », débutée la trentaine venue et également consacrée à l'enseignement itinérant avec un groupe de disciples. Avant qu'il soit accusé de blasphème et exécuté à 33 ans, celle du « charpentier de Nazareth » dure tout au plus trois années, alors que celle du « Grand Silencieux » court sur un demi-siècle et se termine paisiblement vers 80 ans. Pas étonnant donc qu'on ne puisse comparer la quantité des enseignements recueillis sur des durées aussi dissemblables, les quelques paroles rapportées par les Evangiles n'ayant aucune mesure avec la somme « océanique » des discours – les soutras – attribués au Bouddha.

D'autant que leur style et leur forme diffèrent profondément : les percutants Evangiles sont avant tout des récits de vie, ramassés et incisifs, alors que les didactiques soutras sont de leçons – logiques et répétitives – vouées à la mémorisation. On a donc ainsi d'un côté un thaumaturge au charisme flamboyant, qui agit et guérit de façon miraculeuse en exaltant la foi de ses fidèles, et de l'autre un sage professeur, aussi posé que serein, qui s'adresse d'abord à l'intelligence de ses élèves. Un exemple frappant : à plusieurs reprises, Jésus « ressuscite des morts » (son ami Lazare, la fille de Jaïre ou le fils de la veuve de Naïm) par compassion pour leurs proches éplorés ; dans les mêmes circonstances, Gautama leur propose une sage leçon de réalisme, en les aidant à comprendre que tout ce qui est né doit mourir…

2. Le Libéré et le Ressuscité

Le rapport à la mort est un point clé des parcours du Christ et du Bouddha. Tous deux veulent assumer et vaincre cette suprême extrémité… mais, semble-t-il, avec des logiques inverses.
Pour Gautama, mourir permet d'enseigner en acte les fondements de son message (le Dharma) : d'une part la fugacité de toutes choses et l'inéluctabilité de la fin sous le jeu des causes et des effets (le karma) ; d'autre part la libération de ces limitations par l'atteinte du « parfait nirvana », « éveil » sans égal marqué par l'extinction définitive de l'individualité et du douloureux cycle des transmigrations (le samsara). A l'opposé, Jésus veut affranchir l'humanité une fois pour toutes de la mort et du péché, « rédemption » qui ne peut être obtenue que par son propre sacrifice et sa « résurrection ». C'est donc en s'effaçant définitivement dans la « vacuité » – l'absolu bouddhiste –, que le Bouddha triomphe de la finitude humaine, et il invite les autres à faire de même en suivant ses traces jusqu'à leur propre Eveil. Alors que la victoire du Sauveur revient à [lui assurer une] présence éternelle, « à la droite de Dieu le Père ». Une gloire sans fin à laquelle il associe les membres de son Eglise en les assistant ici-bas « jusqu'à la fin du monde » et en leur promettant le salut dans l'au-delà, soit leur propre résurrection. Ainsi, le chrétien bénéficie de la promesse de ressusciter un jour « en Christ » après sa propre mort charnelle quand le bouddhiste est appelé à devenir à terme lui-même un bouddha, en atteignant à son tour l'éveil – ou libération – avec l'aide de ceux qui y sont déjà parvenus. Objectif à réaliser en une seule vie par le premier et en un nombre indéterminé (mais aussi réduit que possible) d'existences par le second.

3. Sauveur divin ou maître de sagesse ?

Il existe dans les deux traditions une certaine inséparabilité du message et du messager. Mais le bouddhisme voit ce dernier passer au second plan derrière la doctrine, quand le christianisme fait de la personne elle-même du Messager l'essentiel du message. Soit le noyau de cette « bonne nouvelle » (étymologie grecque du mot « évangile »), selon laquelle la parole de Dieu s'est incarnée en « Jésus, le Christ-Messie annoncé par l'Ecriture », « Fils unique de Dieu et Dieu lui-même », « pleinement Dieu et pleinement homme », « Sauveur mort et ressuscité pour tous les hommes », comme le martèlent les textes canoniques. Ce n'est donc pas tant en adhérant à la figure du Bouddha que l'on devient bouddhiste, mais en comprenant – et surtout appliquant – ses instructions, ce qui fait de lui d'abord un maître de sagesse. A l'inverse, c'est en s'en remettant totalement par la foi à la personne « humano-divine » du Sauveur que l'on devient chrétien, quitte à pratiquer ensuite du mieux possible ses exigeants commandements. Au « Soyez vous-même votre propre île, votre propre refuge » de l'Eveillé (Parinirvanasutra), Jésus répond : « Je suis la Voie, la Vérité, la Vie : nul ne vient au Père que par moi » (Jean, 14,6). Ce qui fait du Christ l'unique médiateur entre les hommes et Dieu, alors que de nombreux bouddhas sont à l'œuvre dans le samsara, vu le nombre immense d'êtres ayant atteint l'éveil depuis des temps « sans commencement ni fin ».Bouddha protégé par le naga (Serpent roi).

4. « Personne » ou « non-soi » ?

«A la fois divine et humaine, la personne du Christ est bien la clé de la théologie et de l'anthropologie chrétiennes. Pour les héritiers de Jésus, Dieu et l'homme sont des personnes : êtres libres, singuliers, relationnels, spirituels. Fait à l'image de Dieu, l'homme a une « âme éternelle » tirée du néant par cet Etre divin existant par lui-même avec des qualités permanentes (« Il est Celui qui est », « Il est Tout-Puissant », etc.). Ce théisme est en contradiction avec l'enseignement fondateur du Bouddha quant à la non-existence de tous les phénomènes. Le lien logique et métaphysique entre le Créateur et ses créatures est attesté par l'Eglise des débuts, où le concept central de « personne » a été d'abord élaboré, via la Trinité, pour distinguer les trois personnes divines (Père, Fils et Esprit) avant de s'appliquer peu à peu à tous les humains. Cette individualisation est devenue l'une des marques de fabrique de l'Occident, en particulier à travers la sécularisation apportée par la doctrine des droits de l'homme. A l'opposé de cette vision « substantielle » de l'être humain, le bouddhisme envisage ce dernier comme l'assemblage – contingent et momentané – de cinq « agrégats » psychophysiques : la matière et la forme ; les sensations ; les perceptions ; les formations mentales et enfin la conscience. Transitoire car dépourvue de « soi » durable, mais facteur d'attachement et donc de souffrance, cette combinaison est purement et simplement le fruit de la loi de causalité. Un concours de circonstances autrement dit…

5. Dieu ou vacuité ?

Dans le bouddhisme, tout s'explique sans Dieu, alors que dans le christianisme, rien ne s'explique sans Lui. » Percutante, cette formule du théologien et spécialiste du bouddhisme Dennis Gira (cf. p. 36) résume le gouffre qui sépare à ses yeux les deux religions. Eternel, personnel, créateur et transcendant, l'absolu monothéïste semble en effet sans commune mesure avec l'univers créé, ce qui l'oppose terme à terme à l'absolu bouddhiste, l'impersonnelle et immanente vacuité. Indescriptible, celle-ci est seulement évoquée comme à la fois « vide de caractéristiques » et inséparable des apparences mouvantes, ainsi que l'affirme le célèbre Soutra du Cœur : « la forme est Vide, le Vide est forme. » Pour le Dharma, rien n'est ainsi éternel en ce monde soumis au changement perpétuel, comme le synthétisent les Quatre Sceaux, piliers de toutes les écoles bouddhistes : « Tous les phénomènes composés sont impermanents ; tous les phénomènes composés sont souffrance ; tous les phénomènes sont dépourvus de soi ; le nirvana est paix, extinction. » Quatre propositions entre lesquelles se déploie la « Voie du Milieu » bouddhiste, qui refuse les extrêmes symétriques du nihilisme et de l'éternalisme, et laisse en suspens la question de l'existence définitive de quoi que ce soit (Dieu, âme, monde…).

6. Deux chemins spirituels

Alors, rien de commun entre Jésus et Bouddha ? Voire… Leur opposition peut en effet se trouver fragilisée par l'examen des subtiles doctrines qui se sont réclamées d'eux au cours des siècles. D'une part, bien des chrétiens ont longtemps vu Jésus soit comme un simple homme « adopté » par Dieu. D'autre part, bien des bouddhistes comprennent l'Eveillé comme un « être divin incarné » ici-bas par compassion, pour « sauver » les êtres. En témoignent les légendes et miracles associés à sa conception et à sa naissance, ou la quasi-divinisation de fait dont il jouit dans la religion populaire – statues pharaoniques et culte des images à la clé. Sans parler des écoles chinoises et japonaises « de la Terre pure », axées sur la dévotion radicale envers le Bouddha-Sauveur Amida (« Lumière infinie ») et son « paradis » de « Grande Félicité »
Si la distance entre Jésus et Gautama « en personne » peut paraître au premier abord considérable, leurs héritages sur le long terme convergent ainsi étonnamment parfois. En témoignent les modes de vie concrets qu'ils ont inspirés, et tout particulièrement le monachisme, longtemps central dans les deux traditions (voir p. 38, l'entretien entre Dom Robert Le Gall et lama Jigmé Rimpoché). A rebondissements, la comparaison entre les deux fondateurs résume bien les tours et détours de toute mise en regard du christianisme et du bouddhisme. Une exploration en miroir – et à tiroirs – qui lie la ressemblance des attitudes religieuses « de terrain », des différences culturelles et doctrinales irrécusables et enfin d'énigmatiques rencontres sur le fond… Pour peu qu'on dépasse la rigidité de la lettre au nom du chemin spirituel et de l'expérience vécue.

7. Charité ou compassion universelle ?

«Pourquoi faisons-nous tout cela ? », s'interroge le lama au beau milieu de la méditation, devant des disciples ahuris. «Pour développer notre potentiel », « trouver le bonheur », « moins souffrir… », osent quelques courageux. « Oui, opine le maître, mais ce n'est pas l'essentiel. Notre pratique n'a qu'un seul but : libérer tous les êtres de la souffrance et les établir dans le bonheur. » Cette anecdote résume à merveille l'altruisme radical du bouddhisme mahayana. Y règne en effet de part en part la bodhicitta (« esprit d'éveil »), motivation du bodhisattva (« être d'éveil ») qui développe infiniment la sagesse et l'amour universel jusqu'à l'état de bouddha, quitte à demeurer à jamais dans les souffrances du samsara pour mieux en libérer les autres. Idéal fort méconnu en Occident, où le bouddhisme passe surtout pour une « sagesse pratique » centrée sur la quête de bien-être individuel. Et pourtant, le Dharma – y compris dans sa version theravada – exalte traditionnellement l'amour (maitri en sanskrit) et la compassion (karuna). Ainsi focalisé sur les diverses formes de la bonté (don, non-violence, etc.), le bouddhisme aurait-il donc à voir avec les valeurs évangéliques, de la « miséricorde » à « l'amour des ennemis » ? De part et d'autre, en effet, on semble bien toujours rencontrer la même éthique ascétique, le même souci d'un comportement sage et juste, profitable à soi-même et aux autres, avec tout ce que cela implique d'autocontrôle, de discipline personnelle, d'attachement au silence et à la contemplation. Et à vrai dire, les vies des saints d'Orient et d'Occident – celles par exemple du Tibétain Milarépa (1040-1123) et de l'Italien François d'Assise (1182-1226) – se ressemblent fort, tout comme la pratique et le vécu quotidiens de disciples cohérents du Bouddha ou du Christ. Entre combat spirituel, abnégation et générosité sans limite, ne s'agit-il pas toujours au fond de donner sa vie pour ceux qu'on aime ?
« Similitudes de surface », répondront les théologiens chrétiens, en soulignant des logiques profondes inconciliables. Par définition, expliquent-ils, le Dharma récuse l'idée de personne comme une pernicieuse illusion égotique. Or, sans réelle personnalité, la relation authentique devient impossible, que ce soit entre les hommes ou avec la divinité. Cette rencontre gratuite de libertés singulières constituant justement le cœur de la foi chrétienne sous le nom de « charité », on ne saurait donc l'assimiler à l'amour-compassion bouddhiste, à supposer que ces notions occidentales rendent les concepts orientaux concernés. S'ils se ressemblent, ce n'est donc qu'en apparence, mais non en essence, en signification, ni en valeur…
Solide, le raisonnement n'est pas pour autant imparable. En effet, quelle autre réalité humaine que l'amour pourrait être à l'œuvre sur la voie du bodhisattva, prêt à donner « jusqu'à son corps » pour des êtres chéris chacun « comme sa propre mère ou son enfant unique », selon les maximes traditionnelles ? Quoi d'autre que l'amour dans l'intime relation initiatique qui unit le maître, le disciple et le Yidam – divinité de méditation personnelle – au cœur du bouddhisme tantrique vajrayana ? Alors que la neutralisation de l'égocentrisme et le déploiement des perfections opposées (générosité, patience, effort…) orientent à l'évidence les pratiques et comportements bouddhistes, bien malin qui pourrait enfin les différencier du pur don de soi qui fonde la morale chrétienne sous le nom d'«amour du prochain ».

8. Deux voies éthiques

Mais qu'a donc à faire la morale avec le bouddhisme, qui séduit d'autant plus aujourd'hui qu'on le croit « cool », c'est-à-dire laxiste en matière de discipline personnelle ? Sur la route de l'éthique, force est pourtant de constater que le Dharma et le christianisme cheminent ensemble, ou du moins côte à côte. Qu'on parle de « mérites » ou de « bonnes actions », d'« actes négatifs » ou de « péchés », le compagnonnage des deux traditions est ici indéniable, la même insistance étant mise de part et d'autre sur la lutte contre l'égoïsme, l'orgueil, le narcissisme et les autres passions (colère, désir, avarice, paresse…). La liste des « péchés capitaux » ne décalque-t-elle pas celle des « poisons mentaux » ? Et la crainte des fruits amers du « mauvais karma » celle des « châtiments éternels » ? Particulièrement raffinés, les enfers bouddhistes valent bien en effet leur équivalent occidental…

9. “Science de l'esprit contre charité active

S'il y a une vraie différence entre nos deux religions en matière d'altruisme et de progression spirituelle, elle est plutôt à rechercher du côté de la place qu'y tient la sagesse ou gnose. Pour le Dharma en effet, la connaissance et l'amour sont inséparables comme le jour et la nuit, de même que la vacuité et les apparences ordinaires. D'où une culture de l'expérience métaphysique directe qui s'incarne dans la richesse des méthodes spirituelles – « les moyens habiles » – développées par les traditions bouddhistes. Transmise par des guides qualifiés, cette « technoscience de l'esprit » pèse de tout son poids sur l'actuel succès du bouddhisme en Occident, avide de sa philosophie puissante, sa psychologie subtile et son arsenal pratique. Il suffit de voir la diversité fascinante des rituels, méditations, yogas déployés par son courant tibétain… Des expédients les plus concrets (reliques, porte-bonheur bénis, images saintes) aux supports les plus raffinés, il y a vraiment là de quoi satisfaire le corps, la parole et l'esprit…
Or face à une telle profusion d'outils pour travailler sur soi, le chrétien peut paraître laissé à lui-même et le christianisme bien démuni. Celui-ci ne séparait pourtant pas à ses débuts la sagesse et l'amour spirituel, le souci de la connaissance des mystères divins et des méthodes pour l'atteindre étant attestés dans les premiers temps de l'Eglise. Avec les siècles cependant, cette culture de l'intériorité s'est peu à peu affaiblie, jusqu'à se perdre parfois, surtout dans le domaine catholique. Et ce au profit d'une dérive scolastique et dogmatique, plus soucieuse de contrôler institutionnellement les âmes que de les conduire à une véritable expérience spirituelle. Il n'est que de voir la défiance séculaire manifestée par les autorités de l'Eglise à l'égard des mystiques, qui portent justement au plus haut l'union de l'amour et de la connaissance… Pris entre un moralisme puritain et un étroit rationalisme également fermés aux choses du corps, de l'affectivité et de l'invisible, le christianisme occidental n'a plus eu alors qu'à se déployer vers le monde extérieur. Mue par son activisme aussi humaniste que prosélyte, l'Eglise a couvert ainsi le monde d'écoles, d'universités, d'hôpitaux, d'asiles, en préfigurant l'actuel engouement caritatif et humanitaire. Un élan quasiment sans équivalent en Orient où, « bien ordonnée », la charité active se devait de « commencer par soi-même », à savoir l'application individuelle du « médite et deviens d'abord bouddha pour pouvoir vraiment aider les autres un jour ». Guère compréhensible pour les modernes, ce primat de la contemplation sur l'action a eu au moins le mérite de limiter – un peu – l'implication des institutions bouddhistes dans les affaires temporelles. D'où peut-être, une plus grande facilité que leurs homologues chrétiennes à appliquer des idéaux de compassion communs…

10. Jésus et Bouddha réconciliés ?

Aux chrétiens l'extériorité conquérante, aux bouddhistes l'intériorité illuminant ? Un tel partage est assurément à nuancer, car on assiste en effet, depuis quelques décennies, à un certain retour des baptisés vers l'expérience spirituelle, à travers notamment le mouvement charismatique, les démarches psycho-spirituelles de « guérison intérieure » ou le renouveau de méthodes traditionnelles (Exercices de saint Ignace, prière du cœur, etc.). Revenant aux fondements de « l'initiation chrétienne » et promouvant le dialogue interreligieux, le christianisme semble ainsi atténuer son dogmatisme des derniers siècles pour mieux prendre en compte la diversité de l'homme concret, « corps-âme-esprit ». Un retour aux racines qui n'est sans doute pas étranger au succès sur ses terres du nouveau venu bouddhiste, particulièrement performant dans ces champs de l'intériorité et du pluralisme… Symétriquement, le Dharma qui se croyait le cœur d'un monde sans cœur n'a pu rester de marbre face à ces chrétiens venus chez lui certes pour évangéliser, mais aussi soigner, instruire, nourrir ceux qui ne l'étaient pas. D'où l'actuelle implication sans précédent des héritiers du Bouddha dans les affaires de la terre et de ses « damnés », des figures militantes aussi considérables que le Thaïlandais Sulak Sivaraksa, le Vietnamien Thich Nhat Hanh (voir p. 30) ou le moine zen américain Bernard Glassman, faisant de la lutte pour la justice et la paix mondiales, l'environnement ou l'éducation leur nouveau cheval de bataille. Alors, la « civilisation de l'Amour » de Jean Paul II et le « bouddhisme engagé » du Dalaï-lama, même combat ?

[Eric Vinson. Publié le 1 juillet 2006 - Le Monde des Religions n°18]