Annexe: Plan de la Bible


Selon les Chrétiens catholiques et orthodoxes : « ANCIEN TESTAMENT »



UPENTATEUQUE



YULa GENESE :        Prologue de toute la Bible, le livre de la Genèse est le premier livre du Pentateuque. Il contient le récit mythique des origines du monde et de l’humanité. Il fait ensuite l’histoire des familles des Patriarches, les grands ancêtres du peuple d’Israël, jusqu’à Jacob et Joseph.

I.                      L’histoire des origines de l’humanité (1,1-11,26)

II.                     L’histoire des Patriarches (11,27-50,26)

YUL’EXODE :            Le livre  commence avec l’évocation de la servitude du peuple hébreu et le récit de la vocation de Moïse. Il se poursuit avec la sortie d’Egypte du peuple d’Israël et la marche dans le désert. Il culmine dans la révélation de la Loi au mont Sinaï.

I.                      La préparation et la sortie d’Egypte (1,1-15,21)

II.                     La marche des Hébreux dans la désert (15,22-18,27)

III.                   Le don de la Loi au Sinaï (19,1-40,38) : dont le Décalogue et le Livre de l’Alliance

YULe LEVITIQUE :     Essentiellement un recueil de lois.

I.                      Recueil d’instruction sur le sacrifice (1-7)

II.                     Rites de la consécration des prêtres (8-9)

III.                   Lois de pureté légale (10-16)

IV.                   Loi de sainteté (17-26)

YULes NOMBRES :    Législation dans un cadre historique.

I.                      Au Sinaï avant le départ des Israélites (1,1-10,10)

II.                     Voyage dans le désert (10,11-22,1)

III.                   Israël sur la rive orientale du Jourdain (22,2-36,13)

YULe DEUTERONOME :             Véritable Bible dans la Bible, il propose une riche synthèse des prescriptions antérieures.

I.                      Les deux discours d’introduction à la Loi (1-11)

II.                     Le code de lois du Deutéronome (12-26)

III.                   Conclusions, exhortations et bénédictions (27-34)



ULIVRES HISTORIQUES



YUJOSUEH:              Le livre s’attache à la période qui va de la mort de Moïse à celle de Josué.

I.                      Conquête de Canaan (2-12)

II.                     Partage de la Terre promise (13-21)

III.                   Epilogue (22-24)

YUJUGESH:              Nombre de personnalités occupe le devant de la scène : les « juges », héros dont les « six grands » (Othniel, Ehud, Barac, Gédéon, Jephté et Samson).

YURUTH* :                Histoire charmante et douce au service des valeurs familiales. Naissance du grand-père de David. L’œuvre se termine par la généalogie de David. Ruth, l’étrangère (de Moab), figure dans la généalogie du Christ en Mat 1. L’auteur vit au milieu du Vème siècle av. J.C.

YUI et II SAMUELH:    Livres dominés par trois grandes figures que sont Samuel, Saül et David.

I.                      Samuel (1S 1-7)

II.                     Samuel et Saül (1S 8-15)

III.                   Saül et David (1S 16-2S 1)

IV.                   Règne de David (2S 2-20)

V.                    Appendices (2S 21-24)

YUI et II ROISH:         Livres couvrant l’histoire des rois de Juda et d’Israël de la mort de David à la prise de Jérusalem en 587 av. J.-C.

I.                      Salomon (1R 1-11)

II.                     Schisme et les deux royaumes (1R 12-2R 17)

III.                   Histoire de Juda (2R 18-25)

YUI et II CHRONIQUES :             Second exposé historique de l’histoire des rois de la mort de Saül au retour d’exil (538 av. J.-C.) centré exclusivement sur Juda.

I.                      D’Adam à David (1Ch 1-9)

II.                     L’histoire de David (1Ch 10-29)

III.                   L’histoire de Salomon (2Ch 1-9)

IV.                   Les rois de Juda jusqu’à l’Exil (2Ch 10-36)

YUESDRAS et NEHEMIE :          Seuls récits postexiliques

I.                      De l’Exil à la reconstruction du Temple

II.                     Activités d’Esdras et de Néhémie

YUESTHER* (Uavec suppl. grec): Conte historique qui restitue avec précision l’ambiance de la cour de Perse sous Assuérus (Xerxès I, 485-465). Le cœur du récit est le projet d’extermination totale des juifs mis au point par le premier ministre Aman.

UTOBIE :  Le but du livre est moral, religieux et didactique. Le cadre historique, de l’Exil en Babylonie et en Médie, est fictif. L’auteur vit au IIIème OU au IIème siècle.

UJUDITH : Courte nouvelle située dans le prétendu cadre de l’Exil à Babylone. Judith la juive symbolise le peuple de Dieu : elle est la Femme par laquelle le salut arrive. L’auteur, inconnu, est de tendance pharisienne (1er siècle av. J.-C.).



UDERNIERS LIVRES HISTORIQUES

               

UI et II MACCHABEESH:              Au nombre de quatre dans la Septante, la Bible chrétienne n’en conserve que deux. Ces livres tiennent leur nom du plus illustre des fils de Mattathias, Judas.

I.                      Histoire des juifs de Palestine de 175 à 135 av. J.-C. (1M)

II.                     Histoire des juifs de Palestine de 180 à 160 av. J.-C. (2M)



ULIVRES SAPIENTAUX



YUJOB*S :                Chef d’œuvre littéraire du courant biblique de sagesse. Auteur inconnu vers le IVème siècle av. J.-C.

YUPSAUMES* :         Le livre des Psaumes est le grand joyau littéraire de la Bible. Son élaboration s’étend sur de longs siècles. Il est le résumé poétique de toute l’histoire religieuse d’Israël. On aborde la grave question des épreuves qui seraient infligées à l’homme pour sonder ses convictions religieuses.

YUPROVERBES*S :   Livre le plus typique des écrits de sagesse. L’achèvement de l’œuvre date d’après l’Exil. Salomon est, dans la tradition considérée comme l’auteur.

YUECCLESIASTE (QOHELET)* S :                Livre d’homme insatisfait qui commence et se termine par la fameuse phrase : « Vanité des vanités, tout est vanité ». Comme dans Job, la crise de la sagesse transparaît ici.

YUCANTIQUE DES CANTIQUES*S : Dernières rédactions en date des VIème ou Vème siècles. Joyau de la littérature biblique, chant d’amour adressé principalement aux « filles de Jérusalem » (allégorie de l’amour entre Dieu et son peuple). Salomon est, dans la tradition considérée comme l’auteur.

USAGESSE DE SALOMONS : Rédigé à Alexandrie, vers la fin du Ier siècle av. J.-C. par un juif érudit de langue grecque. Son propos est de soutenir la foi des juifs d’Alexandrie. Salomon est, dans la tradition considérée comme l’auteur.

UECCLESIASTIQUE (SIRACIDE)S :              Composé vers 180 av. J.-C. Œuvre d’un juif de Jérusalem, Ben Sira, dont le but est de montrer que la culture juive est supérieure à la culture hellénistique.



ULIVRES PROPHETIQUES



YUISAÏE :                 Isaïe est l’un des très grands prophètes bibliques. Sous son nom figurent l’écho direct de ses oracles mais aussi la vaste postérité littéraire de sa parole. L’originalité du message initial du prophète se trouve déployée tout au long du livre.

Isaïe est homme de Jérusalem, issu d’une grande famille, il se manifeste surtout sous les rois Achaz et Ezéchias. Une légende tardive (Ascension d’Isaïe) le fait mourir sous Manassé, attaché à un arbre et scié.

I.                      1er Isaïe (1-39) : Juda est placé devant l’imminence du jugement divin (paroles authentiques du prophète).

II.                     2ème Isaïe (40-55) : La libération est proche (prophète anonyme).

III.                   3ème Isaïe (56-66) : Dénonce les péchés du peuple élu et évocation de la restauration de Jérusalem (plusieurs auteurs postérieurs à l’Exil).

YUJEREMIE :           Le prophète est témoin, voir acteur, de la grande réforme de Josias. Long ministère qui s’écoule de 627 à 587 av. J.-C. qui se situe entre la fin de l’empire assyrien et la montée de Babylone.

I.                      Oracles contre Juda et Jérusalem (1-25)

II.                     Biographie du prophète (26-45)

III.                   Oracles conte les nations (46-52)

YULAMENTATIONS* : Rédaction attribuée artificiellement à Jérémie.

UBARUCH :              Ce livre bref est placé fictivement sous le patronage de Baruch, secrétaire de Jérémie. Dernière rédaction date du IIème siècle av. J.-C.

YUEZECHIEL :          Prêtre de Jérusalem déporté en 597 av. J.C., prophète auprès des exilés (593-571). Largement l’auteur du livre qui porte son nom. Il est le premier prophète de YHWH reconnu en terre étrangère : là, il annonce la restauration et la transformation d’Israël.

I.                      Annonce du châtiment avant la chute de Jérusalem (4-24)

II.                     Oracles contre les nations étrangères (25-32)

III.                   Annonce de la vie nouvelle pour Israël (33-48).

YUDANIEL* (Uavec suppl. grec):   Dernier livre des « grands prophètes » dans la Bible chrétienne ; en fait, c’est la première apocalypse biblique dans le sens complet et formel du terme. Daniel est un pseudonyme emprunté à la Bible (Ez 14,14 ; 28,3) par un auteur véritable, qui écrit directement et seul son œuvre. Son but est de soutenir la foi et l’espérance des juifs dans un moment sombre (persécution d’Antiochus Epiphane (-168).

I.                      Les récits (1-6)

II.                     Les visions (7-12)
YULes « Douze Prophètes » (Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habaquq, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie) : Textes souvent brefs, isolés à l’origine. Leur apparition dans l’Histoire va du VIIIème au IIIème siècle av. J.-C.


Selon les Juifs : « TaNaK » (Torah + Nebiim + Ketûbim)



YLOI (TORAH)

YULa GENESE 
YUL’EXODE
YULe LEVITIQUE
YULes NOMBRES
YULe DEUTERONOME



YPROPHETES (NEBIIM)

YUJOSUE
YUJUGES
YUI et II SAMUEL
YUI et II ROIS
YUISAÏE
YUJEREMIE
YUEZECHIEL
YULes « 12 PROPHETES » (Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habaquq, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie)



YECRITS (KETÛBIM)

YUPSAUMES
YUJOB
YUPROVERBES
YURUTH
YUCANTIQUE DES CANTIQUES
YUECCLESIASTE (QOHELET)
YULAMENTATIONS
YUESTHER
YUDANIEL
YUESDRAS et NEHEMIE
YUI et II CHRONIQUES





Ylivres de la Bible hébraïque ; Ulivres «deutérocanoniques» ; *livre ayant été déplacé par rapport à l’ordre de la Bible hébraïque ; LivresH «historiques». LivresS de «sagesse»
[In La Bible, André Paul, p. 56 à 85  – Repères pratiques NATHAN]



Le gotha de la Bible


Adam et Eve : la Genèse

Adam est l'ancêtre de l'humanité, selon la Genèse. Créé par Dieu à son image, assorti d'une compagne, Eve, arrachée à ses côtes, nanti d'un domicile exceptionnel, le Paradis, Adam aurait pu mener jusqu'à la fin des temps une existence paisible. Heureusement pour l'humanité, le serpent était là, la pomme de la connaissance bien tentante, Eve curieuse, et lui-même passablement désobéissant. Exilés sur la terre, voués au travail, aux souffrances et à la mort, ils croissent et se multiplient, au prix certes d'une tragédie familiale, le meurtre d'Abel par son frère, le jaloux Caïn.
Parmi les personnalités les plus remarquables de leur descendance, citons le bon Mathusalem, recordman toutes catégories de la longévité (969 ans), et Noé qui sauva, dans son Arche, lors du Déluge, les espèces qui peuplaient la terre et fut par ses fils Sem, Cham et Japhet le père d'une humanité nouvelle.

Abraham : le fondateur

Né à Ur, en Chaldée, chez les Sumériens, Abraham, ancêtre reconnu des trois religions monothéistes (judaïsme, christianisme, islam), a la révélation d'un Dieu unique qui lui ordonne de quitter la Chaldée (sud de l'actuel Irak) « pour le pays que je te ferai voir » . Suivi de Sarah, son épouse, Abraham remonte le cours de l'Euphrate jusqu'à Harân (en actuelle Turquie) avant de gagner l'Egypte puis le pays de Canaan. Au cours d'une deuxième vision, Abraham reçoit de Dieu la promesse d'un fils issu de son sang. Pourtant, Abraham est vieux et Sarah stérile. Le patriarche, poussé par sa femme, épouse sa servante Agar, qui lui donne un fils, Ismaël. Celui-ci sera l'ancêtre des musulmans, mais ce n'est pas le fils promis. Le miracle annoncé par Dieu se produit enfin : Sarah est enceinte et Isaac naît. Cependant, Yahvé, pour éprouver la foi de sa créature, feint d'exiger le sacrifice de l'enfant. Le patriarche obéit sans un murmure, mais le bras de Dieu arrête le couteau. Et Isaac pourra assurer la descendance des juifs.

Jacob, Esaü et les douze tribus d'Israël

Une histoire de jumeaux qui sort de la norme. En naissant - le second -, Jacob tient fermement le talon de son frère Esaü. Il annonce ainsi la couleur : il ambitionne déjà la première place et l'héritage. Aidé par sa mère Rebecca, il achète au gourmand Esaü son droit d'aînesse pour un plat de lentilles. Puis lorsque Isaac, devenu aveugle et sentant sa fin prochaine, veut bénir Esaü, c'est le cadet qui, par une vilaine manoeuvre, reçoit la bénédiction paternelle. Il est vrai que Jacob avait été encouragé par des signes divins (son rêve d'une échelle reliant la terre et le ciel, son combat avec l'Ange). Un drame de la jalousie familiale survient ensuite : Joseph, le onzième fils et le préféré de son père, est vendu comme esclave par ses demi-frères, qui font croire à sa mort. Pour finir, la famine pousse Jacob et les siens à se réfugier en Egypte. Ils y retrouvent Joseph, devenu conseiller de Pharaon, qui pardonne à ses frères. Ils seront les ancêtres des douze tribus d'Israël.

Moïse, le face-à-face avec Dieu

Moïse, selon le récit biblique, est un miraculé. Pour le sauver des persécutions dont les Hébreux sont victimes en Egypte, sa mère confie le bébé aux eaux du Nil dans un panier rendu étanche. Recueilli par la fille de Pharaon, qui le fait élever à l'égyptienne, Moïse finit par s'enfuir et se fait berger dans le Sinaï. Dieu, sous la forme d'un buisson ardent, le charge de libérer son peuple. Avec son frère Aaron, il obtient l'acceptation - réticente - de Pharaon. Les Hébreux se mettent en marche. Mais Pharaon se reprend et les poursuit. C'est l'épisode fameux de la traversée de la mer Rouge (en langue hébraïque, la mer des Joncs), puis l'errance de quarante ans dans les déserts du Sinaï. C'est au sommet de cette montagne que Yahvé donnera à Moïse les tables de la Loi, bases de la Torah et du Deutéronome, tandis que le peuple, inconséquent, adore un temps le Veau d'or. Moïse meurt sans avoir atteint son but, la Terre promise.

David, le rassembleur

David est un des personnages clés de la Bible. Il a tous les atouts : il est beau, intelligent, sympathique, musicien, poète.
Comment est-il arrivé à la cour de Saül, médiocre premier roi d'Israël ? Deux traditions sont en concurrence. Selon la première, il est appelé comme musicien auprès du souverain afin d'apaiser ses angoisses aux accents de sa lyre. La seconde est héroïque : c'est sa victoire contre Goliath, champion du camp philistin, qui lui ouvre les portes du palais.
Devenu roi, David donne alors sa mesure. Il met fin aux querelles des douze tribus, il règle leur compte aux voisins inquiétants, il s'empare de Jérusalem, dont il fait sa capitale, il y transporte l'Arche d'Alliance. David est le symbole de l'amour de Dieu, qu'il manifestera aussi en écrivant de nombreux psaumes (74 sur les 150 connus lui sont attribués, ce qui justifie son surnom de « Psalmiste »).
Une ombre, cependant : David s'éprend follement de Bethsabée, une femme mariée, éloigne le mari, Urie, un militaire qu'il envoie se faire tuer dans un poste exposé. Mais Dieu, sans doute, pardonne puisque c'est de Bethsabée que naîtra le fameux Salomon.

Salomon, le « juste »

Le troisième roi d'Israël, alors « débutant », fait un rêve décisif où il demande à Dieu de lui accorder l'entendement nécessaire pour, toujours, discerner le bien du mal. Yahvé, ravi, tope. Le principe acquis, survient bientôt l'application : devant le roi-juge, deux femmes se disputent le même nourrisson. « Coupons-le en deux » , propose Salomon. L'une des femmes acquiesce ; l'autre, horrifiée, renonce aussitôt à « sa part » pour sauver son bébé. Et le roi, qui sait ce qu'il voulait savoir, lui rend l'enfant. Ce « jugement de Salomon » a fait la célébrité universelle du roi d'Israël.
C'est cette réputation qui décida la fameuse, et peut-être mythique, reine de Saba à quitter son lointain royaume pour venir à la cour de Salomon afin d'en juger directement. Peut-être était-elle venue aussi négocier quelque intéressant traité de commerce. La politique a de pareilles exigences.
Salomon est enfin un grand bâtisseur : c'est lui qui fait reconstruire le premier Temple de Jérusalem, un monument superbe mais bien modeste en regard de celui qu'Hérode édifiera plus tard. C'est lui aussi qui construisit encore un palais remarquable et de puissantes forteresses (Haçor, Meggido, Guézer).

Hérode, le bâtisseur

Hérode le Grand (73 à 4 avant notre ère) fut d'abord gouverneur de Judée. En - 40, le Sénat de Rome le consacre « roi des juifs ». Ami des Romains, bien entendu admirateur de l'empereur Auguste, Hérode, comme beaucoup de princes orientaux de son temps, était imprégné de la magnifique civilisation hellénistique, qui mêle si harmonieusement rigueur grecque et imagination locale.
Hérode est un remarquable administrateur et bâtisseur qui couvre la Palestine de villes, de monuments, de forteresses. On lui doit, entre autres, Césarée, Samarie et surtout le Temple, le Palais royal et la citadelle Antonia à Jérusalem, les forteresses de Massada et de Machéronte, l'Hérodion, mi-château fort mi-mausolée pour lui-même.
Mais Hérode avait aussi du sang sur les mains, car c'est lui qui ordonna à la veille de sa mort le massacre des Innocents.

Marie, Joseph et l'Ange

Ce sont les Evangiles de Matthieu et surtout de Luc qui nous renseignent un peu sur Marie, la Sainte Vierge des chrétiens. Elle vit à Nazareth, en Galilée. Elle est l'épouse, encore vierge, de Joseph, un charpentier qui descend de David. La jeune femme reçoit la visite de l'ange Gabriel, qui lui annonce qu'elle donnera naissance à un fils engendré par le Saint-Esprit. Ce sera le Messie, Jésus, chargé d'établir sur terre le royaume de Dieu prédit par les prophètes. Et Gabriel donne un « signe » à Marie : sa cousine Elisabeth, âgée déjà et toujours stérile, accouchera elle aussi d'un fils. Ce sera Jean le Baptiste, celui qui présentera Jésus comme l'« Agneau de Dieu » et le baptisera dans les eaux du Jourdain. Pour cause de recensement voulu par l'occupant romain, Joseph et Marie sont obligés de se rendre à Bethléem, où naît Jésus. Puis c'est la fuite en Egypte pour ravir le bébé aux sbires qu'Hérode avait lâchés sur la Judée. Ce massacre avant la mort d'Hérode (en 4 avant notre ère) permet de dire que Jésus est né entre 6 et 4 avant... J.-C. !

[François Giron, Le Point 1631-1632]